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Elvire Bonduelle

Elvire Bonduelle

Artiste

www.elvirebonduelle.com

Elvire Bonduelle est diplômée de l'Ecole des Beaux-arts de Paris en 2005. Elle vit à Paris et elle travaille et expose en France et à l'étranger. Elvire Bonduelle revendique le joli, l’esthétique sans abandonner le propos et le concept qu’elle transmet toujours avec une pointe d’humour et d’ironie. Elle propose, dans ses œuvres, une autre vision du monde en décalant son point de vue, comme dans « Le Meilleur Monde » un vrai-faux numéro du quotidien Le Monde à l'identique, constitué uniquement de bonnes nouvelles .
  • Thème : Arts plastiques
  • Artpress

    Il y a 9 ans

    / Presse / Anaël Pigeat - Artpress 02/13

    Artpress
    La pratique d’Elvire Bonduelle est tout entière orientée vers une exigeante quête du bonheur à laquelle elle s’astreint avec toutes sortes d’outils, dessin, sculpture, vidéo et bientôt peinture.
    Pour Elvire Bonduelle, l’art peut être joli, léger, mais pas frivole ; une vraie autorité émane en réalité de son œuvre. Diplômée de l’Énsb-a de Paris en 2005, elle a décidé de plier sa vie à l’exigence d’un bonheur optimiste, à l’encontre du mythe de l’artiste maudit et malheureux. Elle parle de « sculpture de soi». Sa fraîcheur revendiquée vient de là, mais n’existerait pas sans la conscience de la difficulté de l’existence – ce n’est pas possible d’être seulement sérieux.
    Il est tentant de rattacher l’œuvre d’Elvire Bonduelle à l’histoire de l’art. Ses objets rappellent parfois les formes de l’art minimal, comme Wood is Good (2012), un fauteuil en bois articulé par des charnières, que l’on peut déplier jusqu’à le mettre à plat. Donald Judd fait partie
    des artistes qu’elle admire le plus, avec Sol Le- Witt, et Bruce Nauman qui la fascine par les paradoxes qu’il met en œuvre dans ses vidéos. Mais la notion d’ornement est aussi très présente dans son travail, et elle cite volontiers les écrits de William Morris et le mouvement Arts and Craft. On pense à l’humour et à la malice de François Morellet, aux collections d’images absurdes de Taroop & Glabel, aux constructions irréelles d’Andrea Zittel. La pratique d’Elvire Bonduelle échappe aux catégories, elle est surtout intuitive, et se glisse dans le cours de l’histoire en empruntant ses contradictions.
    DICTATRICE DU BONHEUR
    Dans son programme, elle s’est elle-même proclamée, il y a quelques années, « dictatrice du bonheur », grimée avec des mous- taches d’Hitler... roses. Elle a fabriqué des instruments pour être heureux, un Sèche- larmes ou un Tire-bouche, qui ressemblaient à des instruments de torture, ou plutôt aux machines malicieuses que Jacques Tati a filmées d’un œil tendre et amusé. Puis elle a inventé des Cales pour que l’on puisse s’installer confortablement dans la vie, morceaux de mousse couverts de tissus peints en imitation bois ; ce sont des sièges-lits- chauffeuses modulables en fonction de l’espace et des corps. Il y a beaucoup de chaises dans l’œuvre d’Elvire Bonduelle, en particulier des Rocking-chairs et des Rocking-transats, parce qu’on peut s’asseoir dessus pour regarder le monde. En résidence au Canada, elle a décidé de réaliser elle-même une paire de Berceuses (en canadien : fauteuil à bascule), comme il en existe là-bas dans les jardins devant les pavillons de banlieue. Elle a ensuite décliné cette idée en différentes variantes plus ou moins reconnaissables et praticables, en métal ou en bois. Il y a peu de temps qu’elle délègue la production de ses œuvres ; elle les a longtemps fabriquées elle-même, pour la « tendresse du bois », et l’intimité avec les matériaux qui se tisse quand on les travaille de près.
    Quelque chose la fait rêver – entre le rêve et le cauchemar – dans les paysages des banlieues pavillonnaires où elle part souvent se promener en voiture pour observer toutes sortes de détails architecturaux, fantaisies dans ce monde trop normé. Une série est née de ces dérives suburbaines, les Dessins à la règle. Elle les poursuit depuis 2007, régulièrement, comme des respirations ; elle en a même fait des livres. À sa table de travail, elle trace une ligne avec un double décimètre, et d’une traite, en improvisant, laisse venir à sa mémoire des formes et des couleurs. C’étaient d’abord des intérieurs, à l’époque où elle n’avait pas vraiment d’atelier pour travailler, puis des pavillons de banlieues (Maison, voiture, chien), parfois aussi des de- meures monumentales. Quelques rehauts de couleurs soulignent les profondeurs. La dernière série s’intitule les Vertus ; Elvire Bonduelle a rêvé d’un promoteur immobilier qui demanderait à chaque propriétaire quelle vertu il voudrait voir inscrite sur sa maison : « Calme et sérénité », « Paix / Peace / Friede », peut-on lire à un balcon, sur des volets ou sur un toit.
    UN MEILLEUR MONDE
    Car Elvire Bonduelle aime les mots. Elle écrit des chansons légères et entêtantes dont les paroles sont un peu « l’esprit de ses œuvres ». Depuis longtemps, elle lit le Monde, « un peu comme [elle] ferait sa prière ». C’est parce que cette lecture était trop violente qu’elle a conçu le meilleur Monde, édition spéciale du quotidien, réalisée en trois mois au cours desquels elle a découpé et rassemblé exclusivement les bonnes nouvelles (et qui n’a rien de l’atmosphère terrifiante du Meilleur des mondes d’Aldous Huxley). El Païs l’a invitée à créer de même El mejor Païs, juste au moment, et c’était un hasard, où le mouvement des Indignados s’est déclaré à Madrid. Elle a distribué ces journaux de bonnes nouvelles dans la rue, au cours de quelques performances.
    Dans les arènes d’Arles, elle donnait aussi aux passants ses parapluies-ombrelles en couvertures de survie, petits modules portatifs de bonheur, protégeant du soleil et de la pluie ; El- vire Bonduelle les a créés pour l’exposition To the Moon via the Beach qui était organisée par Philippe Parreno et Liam Gillick (voir art press n°395). Ils s’intitulent Modules lunaires individuels, d’après les LEM (Lunar Excursion Module), vaisseaux qui ont permis aux astronautes de descendre de leur fusée pour mar- cher sur la Lune. Ce contexte d’une exposition collective conçue par des artistes, Elvire Bonduelle en est familière ; elle-même joue (dans une moindre mesure) régulièrement le rôle de commissaire d’exposition pour partager des connivences artistiques.
    Aujourd’hui elle a décidé d’apprendre la peinture à l’huile. Elle a commencé par faire fabriquer des châssis en forme d’arcs en plein cintre, dont elle a assumé les finitions. Un petit retable qu’elle vient d’achever avec des chutes de bois est accroché au mur de son atelier. C’est la question du sacré qui l’intéresse dans ces objets, pas celle de la religion mais une forme encore plus grande d’intimité avec les objets. Selon ses propres termes, elle allie l’art et la vie, le fonctionnel.
    Anaël Pigeat, Art press N°397, février 2013
    La pratique d’Elvire Bonduelle est tout entière orientée vers une exigeante quête du bonheur à laquelle elle s’astreint avec toutes sortes d’outils, dessin, sculpture, vidéo et bientôt peinture.

    Pour Elvire Bonduelle, l’art peut être joli, léger, mais pas frivole ; une vraie autorité émane en réalité de son œuvre. Diplômée de l’Énsb-a de Paris en 2005, elle a décidé de plier sa vie à l’exigence d’un bonheur optimiste, à l’encontre du mythe de l’artiste maudit et malheureux. Elle parle de « sculpture de soi». Sa fraîcheur revendiquée vient de là, mais n’existerait pas sans la conscience de la difficulté de l’existence – ce n’est pas possible d’être seulement sérieux. Il est tentant de rattacher l’œuvre d’Elvire Bonduelle à l’histoire de l’art. Ses objets rappellent parfois les formes de l’art minimal, comme Wood is Good (2012), un fauteuil en bois articulé par des charnières, que l’on peut déplier jusqu’à le mettre à plat. Donald Judd fait partie des artistes qu’elle admire le plus, avec Sol LeWitt, et Bruce Nauman qui la fascine par les paradoxes qu’il met en œuvre dans ses vidéos. Mais la notion d’ornement est aussi très présente dans son travail, et elle cite volontiers les écrits de William Morris et le mouvement Arts and Craft. On pense à l’humour et à la malice de François Morellet, aux collections d’images absurdes de Taroop & Glabel, aux constructions irréelles d’Andrea Zittel. La pratique d’Elvire Bonduelle échappe aux catégories, elle est surtout intuitive, et se glisse dans le cours de l’histoire en empruntant ses contradictions. 

    DICTATRICE DU BONHEUR 

    Dans son programme, elle s’est elle-même proclamée, il y a quelques années, « dictatrice du bonheur », grimée avec des mous- taches d’Hitler... roses. Elle a fabriqué des instruments pour être heureux, un Sèche- larmes ou un Tire-bouche, qui ressemblaient à des instruments de torture, ou plutôt aux machines malicieuses que Jacques Tati a filmées d’un œil tendre et amusé. Puis elle a inventé des Cales pour que l’on puisse s’installer confortablement dans la vie, morceaux de mousse couverts de tissus peints en imitation bois ; ce sont des sièges-lits- chauffeuses modulables en fonction de l’espace et des corps. Il y a beaucoup de chaises dans l’œuvre d’Elvire Bonduelle, en particulier des Rocking-chairs et des Rocking-transats, parce qu’on peut s’asseoir dessus pour regarder le monde. En résidence au Canada, elle a décidé de réaliser elle-même une paire de Berceuses (en canadien : fauteuil à bascule), comme il en existe là-bas dans les jardins devant les pavillons de banlieue. Elle a ensuite décliné cette idée en différentes variantes plus ou moins reconnaissables et praticables, en métal ou en bois. Il y a peu de temps qu’elle délègue la production de ses œuvres ; elle les a longtemps fabriquées elle-même, pour la « tendresse du bois », et l’intimité avec les matériaux qui se tisse quand on les travaille de près. Quelque chose la fait rêver – entre le rêve et le cauchemar – dans les paysages des banlieues pavillonnaires où elle part souvent se promener en voiture pour observer toutes sortes de détails architecturaux, fantaisies dans ce monde trop normé. Une série est née de ces dérives suburbaines, les Dessins à la règle. Elle les poursuit depuis 2007, régulièrement, comme des respirations ; elle en a même fait des livres. À sa table de travail, elle trace une ligne avec un double décimètre, et d’une traite, en improvisant, laisse venir à sa mémoire des formes et des couleurs. C’étaient d’abord des intérieurs, à l’époque où elle n’avait pas vraiment d’atelier pour travailler, puis des pavillons de banlieues (Maison, voiture, chien), parfois aussi des de- meures monumentales. Quelques rehauts de couleurs soulignent les profondeurs. La dernière série s’intitule les Vertus ; Elvire Bonduelle a rêvé d’un promoteur immobilier qui demanderait à chaque propriétaire quelle vertu il voudrait voir inscrite sur sa maison : « Calme et sérénité », « Paix / Peace / Friede », peut-on lire à un balcon, sur des volets ou sur un toit. 

    UN MEILLEUR MONDE

    Car Elvire Bonduelle aime les mots. Elle écrit des chansons légères et entêtantes dont les paroles sont un peu « l’esprit de ses œuvres ». Depuis longtemps, elle lit le Monde, « un peu comme [elle] ferait sa prière ». C’est parce que cette lecture était trop violente qu’elle a conçu Le meilleur Monde, édition spéciale du quotidien, réalisée en trois mois au cours desquels elle a découpé et rassemblé exclusivement les bonnes nouvelles (et qui n’a rien de l’atmosphère terrifiante du Meilleur des mondes d’Aldous Huxley). El Païs l’a invitée à créer de même El mejor Païs, juste au moment, et c’était un hasard, où le mouvement des Indignados s’est déclaré à Madrid. Elle a distribué ces journaux de bonnes nouvelles dans la rue, au cours de quelques performances. Dans les arènes d’Arles, elle donnait aussi aux passants ses parapluies-ombrelles en couvertures de survie, petits modules portatifs de bonheur, protégeant du soleil et de la pluie ; Elvire Bonduelle les a créés pour l’exposition To the Moon via the Beach qui était organisée par Philippe Parreno et Liam Gillick (voir art press n°395). Ils s’intitulent Modules lunaires individuels, d’après les LEM (Lunar Excursion Module), vaisseaux qui ont permis aux astronautes de descendre de leur fusée pour marcher sur la Lune. Ce contexte d’une exposition collective conçue par des artistes, Elvire Bonduelle en est familière ; elle-même joue (dans une moindre mesure) régulièrement le rôle de commissaire d’exposition pour partager des connivences artistiques. Aujourd’hui elle a décidé d’apprendre la peinture à l’huile. Elle a commencé par faire fabriquer des châssis en forme d’arcs en plein cintre, dont elle a assumé les finitions. Un petit retable qu’elle vient d’achever avec des chutes de bois est accroché au mur de son atelier. C’est la question du sacré qui l’intéresse dans ces objets, pas celle de la religion mais une forme encore plus grande d’intimité avec les objets. Selon ses propres termes, elle allie l’art et la vie, le fonctionnel. 

    Anaël Pigeat, Art press N°397, février 2013
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    Thème : Arts plastiques
  • CP Race and Rest

    Il y a 9 ans

    / Presse / Race and Rest - van Gelder PR

    CP Race and Rest
    Race and Rest
    The work of Elvire Bonduelle is most of the time about "action and contemplation, i.e. two opposite notions" as she says. The title of her exhibition 'Race and Rest' refers to this. In various ways she often plans what she calls mini-events. This is actually the way through which I found her work. In 2012 I bought some tombola tickets for a drawing event at Onestar Press in Paris. One evening she made drawings in front of a waiting audience holding their lottery tickets. Each ad hoc finished drawing was given away to the one who got the right tombola number. I was not in Paris and forgot about this completely. After three weeks an envelope dropped on my doormat and it appeared to be that I had won a drawing showing a motor bike in colour pencil. I was impressed by its evocative simplicity. Now she has her first solo show in The Netherlands.
    Elvire Bonduelle says: "It is through my quest for happiness, developed in my practice since the beginning of 2000, that those two poles came into being. I realized that in my life making art was the best way to give room to both my body and my spirit. This is why I love making art; it involves two oppositions on the same level. One is sometimes fighting with materials, carrying heaving things, hurting your back, and sometimes while studying in libraries for hours, you think and try hard to understand what clever people expressed in books... So basically my intention, both in life as in my art, is to find a good balance between physical action and spirituality."
    About her exhibition Elvire Bonduelle says: "In the exhibition there will be a lot of pieces linked to the idea of contemplation, holy things, spirituality, hope (for God's existence?) and belief (in life after Death?). I look at my oil paintings as true sacred art. Pure skies that makes you dream of a better life, open and beautiful and good.
    Their arcade shape with a mini altar piece and a new video called 'Maison Voiture Chien' /'House Car Dog' (with the number 3 a kind of Holy Trinity) refers to the Middle Ages, my favourite period for arts with very religious and naive and virtuous spirits. I feel a lot of tenderness and empathy with their human condition and I find it very present in this kind of pedagogical art (you know, they did these paintings mostly to teach religion to the people who couldn't read). I would like also to educate people even if I am just a poor little woman who didn't have a very strong experience of life ... But in my paintings there is nobody left, only the sky, maybe God and every one disappeared. Perhaps this is iconoclastic."
    About her racing and resting Elvire Bonduelle says: "I like the idea of belief through this quest of happiness; maybe the only way to be happy is to believe in your own happiness. I spend a lot of energy brainwashing myself in believing I am happy, and it works! Being polite helps also a lot; you must be smiley, so you become truly smiley :-)
    To relax and take time for positive thoughts in the exhibition there will be cushions to sit on and on which one can have a comfortable break; our body needs to be rested to have a positive spirit. That's a good way to stay out stupidity, and even nasty situations sometimes; we are too nervous if I look around. It's like when I'm in a hurry on my bicycle and I scare the pedestrians by going very fast and very close to them and thinking "go away you bastard!" Very stupid of me, I hate myself when I do that!"
    "The cushions in my exhibition are there with a purpose. They are about comfort. I mean, there is a piece of art on which you can have a rest. At the other hand there is conformity, this idea of standards and of social norms. One is running, i.e. one is getting a house, a car and a dog, some children, do this or that. This all in competition with the world we are living in. You even may want to have the most beautiful and powerful and nicest of them…. It is the story I tell in a song… and you wish to have a nice kitchen with a big oven for making the best cake..., which of course gives pleasure…
    So you have the video clip and the altarpiece directly related to the idea of racing, and the others are linked by opposition.
    Yes, sometimes you have to "Sit On It"!! I like the idea that you can sit on art: to say it isn't so precious and sacred than what (art) believers think. It is also iconoclast, in another way. Also I already made plenty of chairs, because I think they are our adaptors to earth, to life. Cushions are there, because I am getting older; I want comfort now!
    Race and Rest

    The work of Elvire Bonduelle is most of the time about "action and contemplation, i.e. two opposite notions" as she says. The title of her exhibition 'Race and Rest' refers to this. In various ways she often plans what she calls mini-events. This is actually the way through which I found her work. In 2012 I bought some tombola tickets for a drawing event at Onestar Press in Paris. One evening she made drawings in front of a waiting audience holding their lottery tickets. Each ad hoc finished drawing was given away to the one who got the right tombola number. I was not in Paris and forgot about this completely. After three weeks an envelope dropped on my doormat and it appeared to be that I had won a drawing showing a motor bike in colour pencil. I was impressed by its evocative simplicity. Now she has her first solo show in The Netherlands. 

    Elvire Bonduelle says: "It is through my quest for happiness, developed in my practice since the beginning of 2000, that those two poles came into being. I realized that in my life making art was the best way to give room to both my body and my spirit. This is why I love making art; it involves two oppositions on the same level. One is sometimes fighting with materials, carrying heaving things, hurting your back, and sometimes while studying in libraries for hours, you think and try hard to understand what clever people expressed in books... So basically my intention, both in life as in my art, is to find a good balance between physical action and spirituality."

    About her exhibition Elvire Bonduelle says: "In the exhibition there will be a lot of pieces linked to the idea of contemplation, holy things, spirituality, hope (for God's existence?) and belief (in life after Death?). I look at my oil paintings as true sacred art. Pure skies that makes you dream of a better life, open and beautiful and good.   Their arcade shape with a mini altar piece and a new video called 'Maison Voiture Chien' /'House Car Dog' (with the number 3 a kind of Holy Trinity) refers to the Middle Ages, my favourite period for arts with very religious and naive and virtuous spirits. I feel a lot of tenderness and empathy with their human condition and I find it very present in this kind of pedagogical art (you know, they did these paintings mostly to teach religion to the people who couldn't read). I would like also to educate people even if I am just a poor little woman who didn't have a very strong experience of life ... But in my paintings there is nobody left, only the sky, maybe God and every one disappeared. Perhaps this is iconoclastic."

    About her racing and resting Elvire Bonduelle says: "I like the idea of belief through this quest of happiness; maybe the only way to be happy is to believe in your own happiness. I spend a lot of energy brainwashing myself in believing I am happy, and it works! Being polite helps also a lot; you must be smiley, so you become truly smiley :-)  To relax and take time for positive thoughts in the exhibition there will be cushions to sit on and on which one can have a comfortable break; our body needs to be rested to have a positive spirit. That's a good way to stay out stupidity, and even nasty situations sometimes; we are too nervous if I look around. It's like when I'm in a hurry on my bicycle and I scare the pedestrians by going very fast and very close to them and thinking "go away you bastard!" Very stupid of me, I hate myself when I do that!" 

    "The cushions in my exhibition are there with a purpose. They are about comfort. I mean, there is a piece of art on which you can have a rest. At the other hand there is conformity, this idea of standards and of social norms. One is running, i.e. one is getting a house, a car and a dog, some children, do this or that. This all in competition with the world we are living in. You even may want to have the most beautiful and powerful and nicest of them…. It is the story I tell in a song… and you wish to have a nice kitchen with a big oven for making the best cake..., which of course gives pleasure…So you have the video clip and the altarpiece directly related to the idea of racing, and the others are linked by opposition.   Yes, sometimes you have to "Sit On It"!! I like the idea that you can sit on art: to say it isn't so precious and sacred than what (art) believers think. It is also iconoclast, in another way. Also I already made plenty of chairs, because I think they are our adaptors to earth, to life. Cushions are there, because I am getting older; I want comfort now!
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    Thème : Arts plastiques
  • Bettie Nin - Slicker - Hiver 2013

    Il y a 9 ans

    / Presse / Bettie Nin - Slicker - Hiver 2013

    Ce que dégage l'œuvre étonnante d'Elvire Bonduelle tient en quelques mots : fraîcheur, apaisement et bonne humeur. Sa recherche permanente de bonheur nourrie en effet son travail. Utiliser l'art pour améliorer la vie, un leitmotiv proche des théories du Bauhaus, qu'elle soutient sans toutefois s'attarder sur la fonctionnalité réelle des pièces.
    Un regard décalé, une petite histoire humoristique en filigrane et la voilà proposant un cube de mousse croqué par un géant invisible en guise de fauteuil, des ombrelles en couvertures de survie pour visiter la Lune et des chansons délirantes prônant de fuir les tragédies pour une existence plus légère.
    "Serial happy finder" plutôt que "Serial killer", elle a traqué pendant trois mois dans le quotidien le Monde les articles positifs pour maquetter un numéro exceptionnel et euphorisant du journal. Plus tôt elle concevait déjà de grandes cales molles et douces pour aider l'homme moderne à rester debout malgré la dureté de la vie et les événements déstabilisants.
    Des étais, des structures de bibliothèques, des dessins épurés figurant de multiples recherches architecturales (Les dessins à la règle), la notion de construction l'inspire visiblement... comme une béquille qui soutient, un abri qui protège, un vetement qui reflète une personnalité. Ses nombreux dessins naïfs, aux crayons de couleur et aux feutres, accumulent des façades imaginaires ornementées de mots symboliques, "loyauté", "vérité", etc. C'est que l'artiste déplore la standardisation des habitats et des gens et le fait que les individus, au lieu de s'affirmer, puisent dans une soupe commune, un style préfabriqué et forcément nivelant. Même l'art remarque-t-elle suit ce mouvement dans une spirale toujours plus normalisante et dépressive. Elvire Bonduelle, elle, a une personnalité et l'affirme. Elle préfère voir le meilleur et afficher son optimisme. S'assumer pleinement !
    Bettie Nin, Slicker N°5, hiver 2013
    Ce que dégage l'œuvre étonnante d'Elvire Bonduelle tient en quelques mots : fraîcheur, apaisement et bonne humeur. Sa recherche permanente de bonheur nourrie en effet son travail. Utiliser l'art pour améliorer la vie, un leitmotiv proche des théories du Bauhaus, qu'elle soutient sans toutefois s'attarder sur la fonctionnalité réelle des pièces.Un regard décalé, une petite histoire humoristique en filigrane et la voilà proposant un cube de mousse croqué par un géant invisible en guise de fauteuil, des ombrelles en couvertures de survie pour visiter la Lune et des chansons délirantes prônant de fuir les tragédies pour une existence plus légère. 
    "Serial happy finder" plutôt que "Serial killer", elle a traqué pendant trois mois dans le quotidien le Monde les articles positifs pour maquetter un numéro exceptionnel et euphorisant du journal. Plus tôt elle concevait déjà de grandes cales molles et douces pour aider l'homme moderne à rester debout malgré la dureté de la vie et les événements déstabilisants. Des étais, des structures de bibliothèques, des dessins épurés figurant de multiples recherches architecturales (Les dessins à la règle), la notion de construction l'inspire visiblement... comme une béquille qui soutient, un abri qui protège, un vetement qui reflète une personnalité. Ses nombreux dessins naïfs, aux crayons de couleur et aux feutres, accumulent des façades imaginaires ornementées de mots symboliques, "loyauté", "vérité", etc. C'est que l'artiste déplore la standardisation des habitats et des gens et le fait que les individus, au lieu de s'affirmer, puisent dans une soupe commune, un style préfabriqué et forcément nivelant. Même l'art remarque-t-elle suit ce mouvement dans une spirale toujours plus normalisante et dépressive. Elvire Bonduelle, elle, a une personnalité et l'affirme. Elle préfère voir le meilleur et afficher son optimisme. S'assumer pleinement !

    Bettie Nin, Slicker N°5, hiver 2013
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    Thème : Arts plastiques
  • WOOD IS GOOD

    Il y a 8 ans

    / Travaux

    • 1 - kleinefenn
      kleinefenn
    • 2 - wood is good atelier
      wood is good atelier
    • 3 - nuit droite
      nuit droite
    • + 5 media(s)
    Thème : Arts plastiques
    • 1 - portes
      portes
    • 2 - chalet orné
      chalet orné
    • 3 - droiture et calme
      droiture et calme
    • + 12 media(s)
    Thème : Arts plastiques
  • Kapuscinski salle d'attente Lomé

    Il y a 9 ans

    / Travaux / Salle d'attente / Communiqué de presse

    SALLE D'ATTENTE

    Exposition du 27 novembre au 12 décembre 2009
    Centre Culturel Français de Lomé, Togo

    Vernissage le vendredi 27 novembre à partir de 18h

    "Salle d’attente" est une proposition d'Elvire Bonduelle réalisée en collaboration avec le peintre Cham Wonanu, le soutien du Service de coopération et d’action culturelle français de Lomé et celui d’Air France.

    Invitée pour deux mois en résidence à Lomé au Togo, Elvire Bonduelle réalise son projet “Salle d’attente” en collaboration avec des artisans locaux. Il s’agit d’un ensemble de créations inspirées de sa découverte de l’Afrique noire à travers la ville de Lomé. C’est un ensemble d’oeuvres à la limite du design composant, avec les peintures de Cham Wonanu, une salle d’attente.
    Elvire Bonduelle s’est intéressée au motif de la salle d’attente en tant que lieu ordonnant un rapport spécifique au temps, en tant que parenthèse spatiotemporelle propice à l’expérience esthétique. Un espace privilégié pour la contemplation d’oeuvres d’art qu’elle mime ici dans l’espace d’exposition du Centre Culturel Français.
    Au sujet du temps et des différentes acceptions que l’on peut en avoir, voici ci-dessous le texte ayant inspiré le projet, extrait du roman “Ébène” de Ryszard Kapuscinski.

    "L’Européen et l’Africain ont une conception du temps différente, ils le perçoivent autrement, ont un rapport particulier avec lui. Pour les Européens, le temps vit en dehors de l’homme, il existe objectivement, comme s’il était extérieur à lui, il a des propriétés mesurables et linéaires. Selon Newton, le temps est absolu : « le temps mathématique, absolu, véritable s’écoule de par lui-même, par sa propre nature, uni- formément, et non en fonction d’un objet extérieur ». L’Européen se sent au service du temps, il dépend de lui il en est le sujet. Pour exister et fonctionner, il doit observer ses lois immuables et inaltérables, ses principes et ses règles rigides. Il doit observer des délais, des dates, des jours et des heures. Il se déplace dans les lois du temps en dehors desquelles il ne peut exister. Elles lui imposent ses rigueurs, ses exigences et ses normes. Entre l’homme et le temps existe un conflit insoluble qui se termine toujours par la défaite de l’homme : le temps détruit l’homme. Les Africains perçoivent le temps autrement. Pour eux le temps est une catégorie beaucoup plus lâche, ouverte, élastique, subjective. C’est l’homme qui influe sur la formation du temps, sur son cours et son rythme (il s’agit, bien entendu, de l’homme agissant avec le consente- ment des ancêtres et des dieux). Le temps est même une chose que l’homme peut créer, car l’existence du temps s’exprime entre autres à travers un évènement. Or c’est l’homme qui décide si l’événement aura lieu ou non. Si deux armées ne s’affrontent pas, la bataille n’aura pas lieu (et donc le temps ne manifestera pas sa présence, n’existera pas). Le temps est le résultat de notre action, et il disparaît quand nous n’entreprenons pas ou abandonnons une action. C’est une matière qui, sous notre influence, peut toujours s’animer, mais qui entre en hibernation et sombre même dans le néant si nous ne lui transmettons pas notre énergie. Le temps est un être passif, surtout dépendant de l’homme. C’est tout à fait l’inverse de la pensée européenne. Pour le traduire en termes pratiques, cela veut dire que si nous allons à la campagne où doit se tenir l’après-midi une réunion, la question « quand aura lieu la réunion ? » est insensée. Car la réponse est connue d’avance : « quand les gens se seront réunis. » C’est pourquoi l’Africain qui prend place dans l’autocar ne pose aucune question sur l’heure du départ. Il entre, s’installe à une place libre et sombre aussitôt dans l’état où il passe la majeur partie de son existence : la torpeur." 

    Ryszard Kapuscinski, extrait de “Ebène, Aventures africaines”, éd. Plon
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    Thème : Arts plastiques
  • Rocking-transat

    Il y a 9 ans

    / Travaux

    • 1 - rocking seul
      rocking seul
    • 2 - rocking-deckchair
      rocking-deckchair
    • 3 - transat glaces ret
      transat glaces ret
    • + 3 media(s)
    Thème : Arts plastiques
  • Lit d'ami

    Il y a 10 ans

    / Travaux

    • 1 - installé pour la nuit
      installé pour la nuit
    • 2 - lit d'ami
      lit d'ami
    Thème : Arts plastiques
  • Salle d'attente

    Il y a 9 ans

    / Travaux

    • 1 - dorémi2
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    Thème : Arts plastiques