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  • Moir - Nouvelle Lune 2014

    Il y a 7 ans

    / BLOG JOURNAL VOYAGES MOIRS EXORCILS ET POEMSONGS PORTRAITS HORSLADORS / poèmsongs

    - Moir - ou ce qui me reste de : l'amour

    Retranscription du texte "Nouvelle lune" lu le 29 mai 2014 à la Galerie Nivet Carzon accompagnée par Adrien Kanter aux machines analogiques pendant la performance L come L'amore avec David Liver.
    Ma voix devait sortir d'une enceinte que tenait David Liver dans son poing, mais l'enceinte n'a pas marché.
    L'enceinte n'a pas marché, est-ce ce qui reste de l'amour ?
    > Réecoutez la performance sonore montée par François Ramstein en cliquant ici.
    > Voyez les photos en cliquant là

    Nouvelle lune

    Fait monter ton cercle
    Ascension du désir
    Jusqu'à l'évanouissement
    Dans le septième ciel

    Quatre jours à psalmodier En boucle des onomatopées Sur une seule note enivrante Une note unique et crue Etre seule avec le désir de toi Enclenché dans mon ventre Comme un détonateur déroutant Et presque insupportable Chaud bouillon bouillant Le sourire de ton sexe tordu Le sexe ouvert dans la nuit Un sourire arraché à même les dents Les dents noires qui mastiquent D'une mâchoire puissante Mon trouble dévorant L’implacable vérité Nue et suintante Le désir réveillé par le son Une bouche ouverte sans cri Un truc qui reste en suspens Un trou prêt à lêcher Des lames de poignard Pour retrouver le sourire Au bout de la langue La petite goutte de sang Métallique et amère Se rafraîchir les idées La mémoire Avancer à pas de loup feutrés Sur une neige immaculée Il neige de la douceur J'étais calme Toucher la racine de soi Caresser la peau du tambour Avec les doigts Peau à peau martelant Tambour battant Ton pouls sous mes doigts Sous la douceur du poignet Parchemin des veines Ton coeur petit oiseau vivant Petite chose fragile Comme un poing d’enfant Comme un cartilage Un coeur en cristal Et le corps de l’oiseau Retenu dans le poing Mais quand ? Mais quand ? Mais quand ? Mais quand est-ce arrivé ? Dans mes rêves je me chuchotais A l’oreille de mes rêves Je me susurrais mon secret J’ai un secret je me disais J’ai un secret L’amour peut-il Se retirer d’un coup Comme à marée basse ? Ecouter le son dans la brêche Bien se pencher Capter les creux Est-ce une vocation Le temps du bilan La restructuration Marcher sur un fil Funambule de l’amour Retresser le fil abimé Avec ses doigts de pieds La pupille qui s’agite Dans l’orbite Dans les chemins touffus Les hors-pistes Marcher Marcher Marcher dans la neige Les pas s’effacent Je marche Je marche Je marche en laissant L’empreinte de mon pied dans la neige Je marche en laissant S'étaler au sol Mon grand secret Je marche en attendant La détonation lente De l’idée qui germera Dans ma tête Je marche Je marche Je marche Je marche et mes bottes Frappent et frottent La plainte au sol Je marche Pour évanouir L’orbite de ma peine Je marche Où puis-je Me recueillir ? Me reposer ? Me mentir ? Je marche Je marche Retour dans le passé A la brèche Avant la fissure identitaire Plongée dans l’obscur Réexploration en vue D’une improbable réconciliation Avec moi-même Le temps est-il horizontal ? Vertical ? Ou bien en forme de spirale ? Ressouffler dans l’être Avant la cassure Je marche Je marche Marcher sur du verre En cristal Relation de glace Les pas ne s’effacent pas Les pas ne s’effacent pas Les traits tirés La peau du visage Arrachée Se sentir piégé dans une relation Palais des glaces sans tain Miroirs déformants Deux égos vociférants Palabres sans fin Masques qui se superposent Un à un Les ôter Un à un Les déposer Jusqu’à trouver La profondeur de l’être La nausée Au fond le dégoût La culpabilité Le mal-être Mariage en suspens Désir d’enfants gelés Projets prisonniers Chercher les objectifs Décocher les flêches Tirer dans les arbres Se réinventer une route A la volée Redéfinir ses priorités Jusqu’à ce qu’au moins L’entente revienne L'entente S’entendre S’entre tendre S’entre désir Au lieu de s’entre tuer Aller faire un tour Marcher autour Aller voir ailleurs Avaler une bouche de fille Mon sexe est comme une fleur Défaites ma vie Et arrachez moi le coeur Bris de convictions et éclats Croyances qui volent au vent Tout à refaire Tout à repenser Je me dis que j'ai bien fait De me remettre du rouge Aux lèvres Comme si c’était La chose la plus importante du monde A cet instant c'est d’ailleurs La seule pensée qui monte Depuis mon mental Anesthesié Je me dis que j'ai bien fait De me maquiller avant De m'en prendre une En pleine gueule Mieux vaut être prête A accueillir la fatalité Beauté refaite La mort Qui arrive en plein éclat Dans le feu de l'action Dernière impression De splendeur Avant massacre Des idéaux Parfaits Ultime pensée Il y a peut-être d'autres manières De s'envoyer en l'air ? Au son des oiseaux Prendre son pied le cul mouillé Dans l'herbe fraiche Voir les nuages passer Et le désir débordant avec Je me rends bien compte Que j'ai une vague Crise mystique Rêve de laisser couler A travers le corps La sève de la vie D'appartenir aux divinités De courir nue dans les champs D'en être le jouet Tant pis pour La contradiction Tant pis je suis Prête à laisser-faire Que veulent-ils au dessus ? Qu'ont-ils prévu ? Je me résigne à arrêter De décider De planifier Arrêter de tout penser en avance De voir la vie comme un jeu d'échecs Laisser-faire le flux Et puis on verra ... ... ... Accrocher Accrocher son désir Désir qui roule Tambour battant Tempête au vent Accrocher les branches Suspendre l'écorchée Lui débrancher le corps Qui crie sous l’écorce A grands coups d'écharde La décharner Dépecer les pièces Du coeur Hardcoeur le coeur Hardcore Hardcoeur le coeur Hardcore Le corps Sentir les beats qui montent La sève Coupe coupe La coupe est pleine Coupe coupe coupe La coupe déborde Coupe coupe Coupe le son Coupe les branches Coupe Tout est de ma faute J'invente des histoires Comme des citadelles Des remparts Pour me protéger de moi-même Me construire des châteaux Ravaler le trop dit Le trop plein La vertu Laisser tout couler Qui a vu aura vécu La foudre déchire le ciel M'éclaire la toison Etrangler un sanglot blanc D'une infinie douceur Volonté à consoler Mon obstination chronique Et moribonde Fourmille Furieuse lenteur Comme une grenade au creux du sexe La révolte ravalée Un soupir aspiré Clarté limpide Cristal Retiré Le trop plein le trop dit Le trop loin Le chemin Laisser tout couler Les pensées deferlant Comme des vagues Couper tout A babord dans le mental A tribord dans le cerveau Eponger l'eau avec de la peau Vide Le rien au bord du gouffre Le souffle Ravin Précipice Gorge Plonger Plonger Plonger Est-ce que tu m'attendras les bras ouverts ? Est-ce que tes bras coton me recueilleront ? Quand je vais tomber Comme un flocon de neige Neige dans ma tête Tempête sous mon crâne Et l'oiseau qui se moque Le présage se délite Et je me réveille vieille Dans ma toison touffe argentée Je crois que j'ai rêvé de toi Ca bouge Ca bouge Tourne le manège Tourne Le manège de la vie Tourne Tourne Le manège De la roue Attraper la clé Qui me parle quand Dans mes songes on me parle Est-ce que je me parle à moi-même ? Est-ce que je dors éveillée ? Je ne sais plus Qu’est-ce que ça signifie ? Se méfier de l'ensorceleur Qu’il me dit Mais oui mais je suis prête Je suis prêtresse Soyez tendre ensorceleur Ses vers dans mon oreille J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage J’enrage 22 fois massacré le souvenir d’Eros 22 fois réduit en pièces 22 fois déchiré le tissu 22 bandeaux noirs 22 morceaux de tissus ayant touché sa peau 22 fois sans les yeux 22 fois le toucher versus l’ouïe 22 fois le corps versus l’esprit 22 fois prête à offrir 22 fois cendres 22 fois phénix 22 fois Cassandre 22 fois 22 22 fois fissurée 22 Tout s’accélère Les après-midi dans l’atelier de peinture Les fils acidulés qu’on suçotait En écoutant Madonna Ses grands yeux tristes Ceux que j’ai perdu de vue mais Pas de coeur Ceux qui ont un môme sur Chaque hanche Je lève les cornées au ciel Et dans le ciel Je distingue à peine Mes peines De la pleine lune Je me mets à courir Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Pleine lune Ca me percute mais je continue à courir Histoire d'amour qui vole en éclat Comment je ne l'ai pas vu venir Et mes ex qui rappliquent Comme des bêtes sauvages Comme s'ils sentaient la brêche sous moi Pourtant pas de nouvelles Pendant des années E-tions-nous toujours connectés d'une quelconque manière ? Pourquoi maintenant ? Comment l'ont ils su ? Le savent-ils ? Le sentent-ils ? Qui leur a dit ? Est-ce écrit quelque part ? Dans le grand livre de la destinée ? Est-ce vraiment arrivé ? Ne pouvons-nous pas recoudre le coeur Le réparer ? Nous réveiller demain et avoir oublié nous séduire à nouveau est-il mort le coeur ? M'aimes-tu encore dedans ? L'amour s'est-il retiré ? Moi tout mon corps transpire Le désir chaque pore de ma peau Réclame des caresses Et ca va être dur De me libérer De ton empreinte Ton emprise Toi qui m’as soigné L’origine du monde De mon monde De mon sexe à moi Tout s’arrange Faut juste retrouver La voie de guérison Même à Denfert Les oiseaux chantent Le soleil luit fort Les arbres fleurissent Tout se déroule Papier à musique Après avoir couru assez loin Jusqu’à remonter le temps Et transpirer sous les aisselles On peut décider de stopper Le cours de l'histoire Pour s’asseoir Sur un banc dans le square Repousser à ce soir A demain L’urgence de ce qui Devait être déjà fait hier Et qui en réalité Ne sera jamais terminé Que c’est fou de caresser Son véritable désir D’un revers de la main Le soleil sur le derme L’éblouissement léger Les sons Les sons Les sons de la nature Dans la ville Une faune qui élit Domicile dans le square Les oiseaux sont-ils Plus heureux ici Plutôt qu’en pleine forêt Ou en bord de mer ? Une famille d’étourneaux A construit un nid Dans le socle mal fermé d’une statue L’homme a construit des ports A l’embouchure des mers Avons-nous construit nos histoires d’amour Dans le socle mal fermé D’une histoire de mère Maman ! Tous les soirs je l'aime en m'endormant Au matin je l'oublie La journée il me séduit à nouveau Par ses regards, son odeur, Le timbre de sa voix, Le soir je l'aime en m'endormant Au matin je l'oublie Dormi le front collé Contre l'arcane de la tempérance La temps-errance A formuler des demandes paradoxales Aide-moi à oublier que je l'ai aimé Laisse-moi y penser Une dernière fois avant de m'endormir Mais demain Aide-moi à l'oublier Juste un dernier songe dans ses bras ...   Le chant des oiseaux de nuit Derniers taxis Derniers volets métalliques Des bars qui ferment Premier métro Les filles saoûles Qui puent la clope Qui se remaquillent Qui se font remarquer Choper cet instant magique En partant écouter le son des Oiseaux au réveil dans la forêt Il fait nuit Oiseaux de feu Qui pourfendent le ciel Oiseaux de plumes Qui s'en donnent à coeur joie Le pivert Les mésanges Un corbeau au loin Le soleil fait monter Son cercle de feu A travers les arbres Il fait jour Mettre un pied Juste un pied Dans un miroir magique Un souterrain d’Alice Sentir le sol se dérober sous soi Avoir une vision claire D’une réalité alternative Rester en équilibre Au-dessus du gouffre Contempler Voir toute l’histoire se dérouler Se faire presque peur La rembobiner Revenir en arrière Course folle Trajectoire de désir Prendre des raccourcis Qui rallongent Tourner en rond Autour des places carrées Revenir au même point Avoir une opinion S’en lasser S’en méfier Sauter de joie   Traversée du désir Enflammée par le souffle Le vent sur la terre Le feu sur la glace Mise en branle de la Tectonique des glaces antarctiques Progression vertigineuse Vibrant obstacle Inaccessible sommet Tentation de l’élan vers un Ultime passage Un corps à corps avec D’invisibles esprits du feu Passeurs d’un contre-monde Proximité promiscuité Au plus proche du son A l’intérieur du son Le petit Le doux L’aérien Se réchauffer les mains Faire craquer des allumettes   Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune Nouvelle lune   L’outre-nuit Outrement silencieuse Outrement ravageuse Outrange nuit Délicieuse Ton rire fissurant l’azur assombri Tes talons fracassant le sol Ta silhouette sombre Ondulant dans la ruelle Outrage Ombrage D’outre-monde Cesse Donc Ton Souffle Dessus l’âtre Invariablement Entretenu   Perforée Dans le tropique du cancer Pleurée de la racine arnachée   Acharnée de l’écharde dans le coeur De la lumière intermittente Du grand mâle Faire le constat du pire L’évidence nue La providence Toutes ces histoires qui Entrent en résonance Des petites bulles qui N’éclatent pas La frontière qui Se renforce avec les années Devient une carapace Des petits ballons en plastique mou D’amour en plastique mou Qui éclatent même pas au karcher Même pas au grand coup de pied Ca fait pas rire le pire Des mois et des mois et des mois Et des mois pour oublier le sombre Les tâches sur ma peau Combien de bouteilles d’alcool Des mois et des mois et des années et des Années et le désir qui ne s’éteint pas Pas d’accord Fuir Fuir à toute vitesse A toute volée Démarrer une course folle Aller jusqu’aux limites de la vitesse Des battements de son propre coeur Courir jusqu’à en avoir la gorge arrachée Choisir de renoncer Ne pas regarder derrière Franchir les lignes une par une Le mur du son Ne surtout pas se retourner Ne surtout pas y retourner Au cosmos Aux étoiles A s’étaler Les mille petites gouttes de foutre Dans le ciel azuré Non Non Oui mais non Arrête de rire Je te vois Les lettres De ton prénom Sont déjà Effacées   Je ne me souviens pas t’avoir jamais connu Je ne me souviens pas t’avoir jamais connu Je ne me souviens pas t’avoir jamais connu Je ne me souviens pas t’avoir jamais connu Je ne me souviens pas t’avoir jamais connu Je ne me souviens pas de ton prénom Je ne me souviens pas de mon prénom Je ne me souviens pas  

    A force de s’acharner
    Les ongles tombent
    Les mains tombent
    Les bras tombent
    Les coudes tombent
    Les épaules tombent
    La tête roule
    Dans la tombe
    Les yeux tombent
    Les nerfs lâchent
    Les pupilles tombent
    Les pensées tombent
    Les idées tombent
    La mâchoire tombe
    Les dents tombent
    Mon désir de toi tombe
    La nuit tombe
    L’éternité tombe
    Les soupirs tombent
    La vacuité tombe
    L’espace tombe
    Dans ma tombe
    Dans la terre

    Aurore Laloy, 29 mai 2014

    Ca se prénomme - Moir -

    Ca gît en moi, dedans ma mémoire,
    comme un reflet moiré, un trésoire.
    Aurore Laloy

    Photo © Aurore Laloy / Service des Urgences Poétiques 2014
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  • Moir - Grand Corps Macabre

    Il y a 7 ans

    / DISCOBIBLIO / moirs

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    - Moir - ou ce qui me reste : d'un live envoûtant impossible à réecouter car le podcast n'a pas fonctionné.

    Grand Corps Macabre, c'était un concert de quelques uns de l'émission Epsilonia pendant le week-end de soutien à Radio Libertaire aux Studios Campus en Mars 2014

    Ca se prénomme - Moir -

    Ca gît en moi, dedans ma mémoire,
    comme un reflet moiré, un trésoire.
    Aurore Laloy

    Photo © Aurore Laloy / Service des Urgences Poétiques 2014


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    Ca se prénomme - Moir -

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    Nacre 1
    La tache de sperme sur sa robe étincelait de mille petites paillettes et éclipsait l’éclat de ses yeux. 

    Nacre 2
    Les éditions Spoke ont consenti à libérer leurs auteurs afin qu’ils puissent enfin laisser exploser leur violence et lire leurs textes à l’Entrepôt à Paris 14ème, le 7 mars 2004. Série de clichés commis il y a 6 ans, 6 mois, et 6 jours, raretés totalement inédites. 

    Nacres publiées dans la revue L'Angoisse, Novembre 2010 
    Crédit photos © Aurore Laloy / Service des Urgences Poétiques
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  • Moir - Boro

    Il y a 7 ans

    / DISCOBIBLIO / moirs

    Moir - Boro
    - Moir - ou ce qui me reste de Boro in the box, de Bertrand Mandico.

    Invitée par mon amie Faustine Tournan à L'Archipel, dernière salle obscure de mon quartier à projeter sur ses écrans un cinéma qui fasse encore rêver, me voilà devant Boro in the box, un film onirique en noir-et-blanc réalisé par Bertrand Mandico, fresque dérangeante à souhait sous forme d'abécédaire sur la vie du réalisateur Walerian Borowczyk avec l'envoûtante actrice Elina Löwensohn. La projo était suivie d'une rencontre-débat avec le cinéaste trop chevelu et mal coiffé, comme on aime, Bertrand Mandico, bonhomme bizarre et attachant, rencontre fortuite de Tim Burton et de Georges Bataille.

    Ce qu'il me reste de cet hommage surréaliste est une persistance rétinienne d'images mêlant le végétal à l'organique, la boue aux plumes, le bois aux jets d'urine, comme une longue chute sous forme de valse folle dans une forêt fraîche et mystérieuse, ainsi que cet abécédaire incomplet et peut-être inexact de Boro in the box :

    A comme Avant
    B comme Bestialité
    C
    D comme Déception
    E
    F comme Fumer
    G comme Gourgandine
    H
    I comme Initiation
    J comme Jouir
    K comme Kafka
    L
    M comme Muse
    N comme Nue
    O comme Obscène
    P comme Pornographie
    Q comme Querelle
    R comme Rien
    S
    T
    U
    V
    W comme Walerian
    X comme X
    Y comme Yeux
    Z comme Zéphyr


    Ma mémoire a effacé CEHLSTUV mais a fait remonter quelques jours plus tard comme un bouchon de liège E comme enfermé.

    La bande - annonce de cette merveille poétique à découvrir en cliquant ici.

    Boro in the box & Living still life, suivis d'une carte blanche de 7 courts-métrages présentés par Bertrand Mandico.
    Soirée animée par Marc-Antoine Vaugeois, programmée par Damien Truchot de l'Archipel. Merci à eux.
    Mardi 30 Septembre 2014, AL

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    comme un reflet moiré, un trésoire.
    Aurore Laloy
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  • Guépard Chaos, teaser second
    Une journée dans la trajectoire sidérale d'une actrice prête à tout pour y arriver dans une société où les lieux de culte ont été remplacés par des supermarchés. 

    Cliquez ici pour démarrer la vidéo >>>


    Guépard Chaos (Gattopardo Caos)
    Translation contemporaine en hommage au chef d'oeuvre 'Le Guépard' de Giuseppe Tomasi, prince de Lampédusa, et à l'adaptation magistrale de Luchino Visconti pour le cinéma, présentée à l'occasion de [ frasq ] #5, la rencontre de la performance le 13 octobre 2013 à 18h au Générateur à Gentilly.
    Jeu : Francesca Faiella (Tancredica - révolution en marche) et une poule rousse vivante
    Musique : Arnaud Le Mindu (Le Guépard - observateur d'étoiles)
    Projections vidéos : François Ramstein
    Assistante à la mise en scène : Nathalie Ouakrat
    Conception, texte, mise en scène : Aurore Laloy

    > Voir le teaser sur le site d'Arte Créative
    > Voir le trailer final de Guépard Chaos au Générateur
    > Plus d'infos sur frasq.com

    "Il faut que le déclin arrive à son apogée. Il faut la fin sanglante des règles, l'effacement des lois et la mort des habitudes pour retrouver le goût de l'adaptabilité, laisser s'exprimer son instinct et faire confiance à ses réflexes.
    "  Guépard Chaos, Aurore Laloy

    Crédits Guépard Chaos 2013
    Images / Montage © François Ramstein / Service des Urgences Poétiques 
    Suite
  • "Il faut se fabriquer un masque de guerre permanent sur la face, 
    se peindre des larmes sur le visage, 
    pour ne pas avoir besoin de pleurer, 
    pour éviter l'éblouissement, 
    pour voir clair dans le jeu d'autrui."

    Guépard Chaos, Aurore Laloy

    Cliquez sur la vidéo pour qu'elle démarre >>>

    C'est la révolution des étoiles dans les yeux d'une actrice, et des roulettes de caddies de supermarché.
    Une journée dans la trajectoire sidérale d'une actrice prête à tout pour y arriver dans une société où les lieux de culte ont été remplacés par des supermarchés. La frénésie d'une jeune femme au bord de la révolte, comme une petite comète rapide et tonique, se confrontant aux sons crépusculaires d'un caddie de supermarché dont le Guépard joue comme d'une guitare.

    Guépard Chaos (Gattopardo Caos)
    Performance texte / musique au Générateur à Gentilly pendant [frasq] #5, la rencontre de la performance 2013. Translation contemporaine en hommage au chef d'oeuvre 'Le Guépard' de Giuseppe Tomasi, prince de Lampédusa, et à l'adaptation magistrale de Luchino Visconti pour le cinéma. 
    Jeu : Francesca Faiella (Tancredi & Angélica - révolution en marche)
    Musique : Arnaud Le Mindu (Le Guépard - observateur d'étoiles)
    Projections vidéos : François Ramstein
    Assistante à la mise en scène : Nathalie Ouakrat
    Conception, texte, mise en scène : Aurore Laloy

    > Plus d'infos sur frasq.com

    Crédits Guépard Chaos 2013
    Images / Montage © François Ramstein / Service des Urgences Poétiques 

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  • Bocca Nera, performance radiophonique
    Six naufragés en pleine mer. La tempête a effacé le ciel. Tout à coup, une immense vague s'élève prête à s'abattre sur leur navire. Révélation ou condamnation, un oracle leur annonce l'ultime chevauchée. Les naufragés auront-ils la force d'avancer jusqu'au mont Jésuve pour embrasser la bouche noire d'où jaillit la colère ?  

    ☥ Bocca Nera ☥
    Vladimir FAGGIANELLI-ZURFLUH (claviers, guitare) 
    Paul PERCHERON (claviers) ☥ https://stamp.bandcamp.com
    Sybil MONTET (claviers, voix) ☥ https://soundcloud.com/h-a-b-y-s-s
    Vincent HINDSON (saxophone)  
    Aurore LALOY (voix, lecture de L'anus Solaire de Georges BATAILLE)
    son : François RAMSTEIN  

    Mont Jésuve 
    Nous dansons pour vous 
    Nous chantons pour vous 
    Nous désirons toucher du doigt 
    votre bouche noire 
    et embrasser votre colère véritable 
    Mont Jésuve 
    Etes-vous encore loin ? 
    Etes-vous déjà proche ?


    Performance sonore live "Naufrage, Acte 2" - à re-écouter ici - escalade impétueuse du JESUVE enregistrée le samedi 7 juin 2014 depuis les studios de Radio Libertaire pendant l'émission Hôtel Paradoxe.

    Crédit Visuels :
    © Service des Urgences Poétiques pour Hôtel Paradoxe
    Eruption du Vésuve, peinture de Turner

    Suite
  • Sylvia├ est l'exposition de vingt-quatre heures de la mémoire d'une forêt sous forme de traces de confessions à voir et à ouïr installé sur une causeuse en forme de S et d'un vinyl de poésie post-rock. En hommage à Sylvia Lacan-Bataille, possesseuse de l'origine du monde, tableau de Courbet caché derrière un panneau de bois représentant une forêt. Galerie Nivet-Carzon, 2 rue Geoffroy L'angevin, 75004 Paris
    http://nivet-carzon.com

    L'exposition ┤Sylvia├ a accueilli des performances tous les jeudis après les heures de visite de la galerie :


    > jeudi 25 juin > vernissage / performance 19h30
    Performance sauvage d'AURORE LALOY au texte, d'AUTOMNE LAJEAT au violoncelle et d'ASUBAKATCHINS aux choeurs
    >>> voir les photos <<<


    > jeudi 2 juillet > performance / concert 19h30
    IMPROVISATIONS FORESTIÈRES de CATHERINE EXBRAYAT (Violoncelle préparé/Voix) et d'ARNAUD LE MINDU (Guitare/Planche de bois/Electronique) feat AURORE LALOY (texte) >>> voir la vidéo <<<

    > jeudi 9 juillet > performance / danse 19h30
    QUARK ou l'Instant Décisif d'ANNE-MARIE BOISVERT (Danse/Pierres glissantes), performance de la virtuose danseuse en hommage au tableau de Gustave Courbet : l'Origine du Monde
    >>> voir la vidéo <<<
    >>> voir les photos <<<


    > jeudi 16 juillet > performance / yoga 19h30
    L'OEIL DU HAUT de YANN VERO (yoga ashtanga), SURYANAMASKARA en hommage à l'arcane XIX du tarot Sylvia

    > jeudi 23 juillet > performance / métronome 19h30
    L'EU'R de CONSTANTIN LEU  
    >>> voir la vidéo <<<
    >>> voir les photos <<<


    > samedi 25 juillet > finissage / performance / rite de passage 18h
    EZIBELE d'ADRIEN KANTER (espace sonore) / de RUGIADA CADONI (Tribal puff actions) / de CLAIRE DE LAVALLEE et d'AURORE LALOY (poèmes-mantras)
    >>> voir la vidéo <<<
    >>> voir les photos <<<


    Plus d'informations sur la naissance du projet :


    Hantée par l'anecdote* de L'Origine du Monde, tableau de Courbet dissimulé derrière un autre représentant une forêt, j'ai décidé d'enquêter sur la possible relation entre la forêt et l'érotisme.

    Qu'est-ce que cache la forêt ? Comment le faire apparaitre ? Que reste t'il de l'intimité d'une confidence livrée dans la chevelure d'une forêt profonde, multiple, secrète, mystérieuse ? D'un S gravé dans un arbre ? Des rires de Sylvia ? L'écorce des arbres a t'elle des oreilles ? L'étoffe d'un divan ? Un tissu doux comme la trame silencieuse d'une causeuse ? Qu'est-ce qu'un souvenir ? Comment interroger la rémanence, l'imperceptible trace ? Comment conserver, retenir, et exposer le déshabillage de la pudeur ? Qu'est-ce que la mémoire ?

    Obsédée par ce qui est caché derrière ce qui est caché, je démarre mon enquête munie d'un appareil photo, d'un enregistreur vocal et d'un bout d'étoffe que je nomme Sylvia en hommage au secret de Sylvia Lacan-Bataille*. Confidente, attrape-rêve, prêtresse du souvenir, alchimiste de désirs touffus, je recueille 24 confessions sur la forêt auprès de 24 personnes depuis mars 2014 et projette d'exposer la mémoire de cette forêt dans la galerie Nivet-Carzon.


    Merci à Claire de Lavallée d'avoir sculpté le S dans un tronc de cèdre. Merci à François Ramstein pour le montage de l'installation sonore, merci aux musiciens du vinyl SYLVIA et en particulier à David Haddad pour la composition de la musique. Merci aux 24 confidents. Merci à Francis Marmande, maître de conférence, professeur de littérature à l'Université Jussieu - Denis-Diderot, et passeur d'anecdote.

    * L'Origine du monde de Gustave Courbet était dissimulé derrière un panneau coulissant de bois peint par André Masson et représentant une forêt, secret lui-même bien caché par Jacques Lacan et son épouse Sylvia* dans leur maison de campagne à Guytrancourt. * Sylvia Maklès, actrice couchée dans l'herbe d'Une Partie de Campagne de Jean Renoir, épouse de Georges Bataille puis de Jacques Lacan.

    Photo des confidents © Aurore Laloy
    Photo du vernissage © François Ramstein
    Photo d'Aurore © Clara Devil
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  • " Les deux principaux mouvements sont le mouvement rotatif et le mouvement sexuel. (...) Ces deux mouvements se transforment l'un en l'autre réciproquement." L'anus solaire, Georges Bataille

    ✧ L come L’Amore - 
    Performance - action d'Y LIVER & AURORE LALOY avec ADRIEN KANTER à la musique ayant eu lieu le jeudi 29 mai 2014 pendant FRASQ à la Galerie NIVET-CARZON, Paris 4ème et retransmise le samedi 7 juin 2014 pendant l'émission Hôtel Paradoxe "Naufrage, Acte 1" - à re-écouter ici -

    L’indicible, toujours relatif à l’amour, est au centre de conversations téléphoniques intimes. Comme dans L’Amore de Roberto ROSSELLINI avec Anna MAGNANI et Federico FELLINI, la performance se construit en deux actions : Una Voce Umana et Il Miracolo. 

    A l'intérieur de la galerie, une poésie incantatoire tourne dans ma bouche comme dans un chaudron et fait voler en éclat l'amour sur la musique d'Adrien KANTER. Ronde des mots, rotation du son, circularité du souffle, circonvolution des êtres, révolution, la tempête poétique qui se déchaîne dans l'espace confiné de la galerie a le pouvoir de faire renaître, et ne s'adresse qu'au microcosme intime et forcément privilégié de ceux qui ont pu pénétrer le seuil de la minuscule galerie et se placer en cercle autour d'eux. A l'extérieur, David LIVER agit sur la circulation de la ville au risque de provoquer l'émeute dans l'espace urbain, concentré sur une conversation privée au téléphone avec Fabien PINAROLI, un spray pailleté et doré comme la teinture des cheveux de Federico FELLINI dans L'Amore dans une main, et une toute petite enceinte bluetooth censée retransmettre la voix humaine. Véritable danger public ou Deus Ex Machina, David LIVER trace des lignes dorées au sol pour préparer l'arrivée du miracle : un luxueux taxi noir conduit par un chauffeur dont le nom ne s'invente pas : Georges GUERRA. Démarre alors une action consistant à faire avancer et reculer le taxi, mimant ainsi l'acte sexuel. 

    Les deux performances liées l'une à l'autre par le concept, mais totalement libres de leurs propres mouvements dans l'action, interrogent chacune à leur façon la manière de sortir indemne d'une rupture sentimentale. Comment passer à autre chose ? Comment avancer quand le sol se dérobe ? Comment rester debout et indemne dans la chute ? Parfois il suffit de fermer les yeux très très fort et de tourner sur soi-même, de tournoyer très très vite jusqu'à s'envoler dans les airs.

    ✧ L come L’Amore -
    Performance intérieure (Una Voce Umana) : Aurore LALOY (texte), Adrien KANTER (Musique live)
    Action extérieure (Il Miracolo) : David LIVER au téléphone avec Fabien PINAROLI, Georges GUERRA (Le chauffeur de taxi), Léo PAOLETTI (Prise son)
    Montage son : François RAMSTEIN

    ✧ Sites des artistes :
    www.yliver.com 
    www.horslaloy.net 
    http://kanterkanter.tumblr.com

    Crédits photos L come L'amore 2014 : 
    © Y LIVER/ Clara Devil
    © François Ramstein / Service des Urgences Poétiques
    © FRASQ à la Galerie Nivet-Carzon, Paris 4ème
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    • 1 - incendire jugement
      incendire jugement
    • 2 - incendire1
      incendire1
    • 3 - incendire2
      incendire2
    • + 10 media(s)
    "Le feu survenant jugera et devorera toutes choses."
    Fragment B66, Héraclite

    Il fait nuit,
    Érostrate en fièvre, une torche à la main,
    devant le temple d’Artémis, s’avance.
    Du crépitement des flammes
    à l'écho du jugement dans le silence du cachot,

    revivez les dernières minutes de l'homme
    qui voulait faire connaître son nom.

    Caresses du son, du souffle, vibrations, 
    corps à corps invisible avec la flamme,

    une histoire sans mots, et même 
    aux frontières du langage.

    > Teaser

    Incendi(r)e, performance sonore et sensorielle à vivre dans le noir, les yeux bandés
    Vincent Hindson (saxo feu follet) 
    et moi Aurore Laloy (voix allumettes)

    La conférence s'articule en cinq parties :
    1/ Le temple d'Artémis à Ephèse
    2/ Le désir de gloire, ce grand brasier
    3/ L'œuvre d'Erostrate
    4/ Damnatio Memoriæ
    5/ Ce qui reste d'Erostrate

    Une proposition du Service des Urgences Poétiques présentée :
    - Samedi 1er octobre 2016 - en guest pour la NUIT NOIRE de la NUIT BLANCHE avec le collectif de lutherie hybride TRUBLION http://trublion.org/medias/
    - Dimanche 13 mars 2016 - LIVE SESSION #10 / 18h - 5 euros / LE FLOT à Ivry-sur-Seine / leflot.fr
    LIVE SESSION #10 / LE FLOT
    Dimanche 13 Mars 2016 - 19h - 5 euros
    44, rue Jules Vanzuppe, 94200 Ivry-sur-Seine
    Réservation conseillée : leflot.asso@gmail.com
    leflot.fr
    - Jeudi 18 décembre 2014 à La Traverse, Centre d'art contemporain d'Alfortville, www.cac-latraverse.com
    - Samedi 18 octobre 2014 au Générateur, Centre d'art de Gentilly, dans le cadre de FRASQ#6, la rencontre de la performance 2014, www.frasq.com
    - Samedi 22 mars 2014 à Studio Campus, Paris 11ème, dans le cadre du week-end de soutien à Radio Libertaire

    Visuel © Service des Urgences Poétiques 2014
    Photo © Jean-Gros Abadie, FRASQ 2014
    Photo © Helena Gobin 2014
    Photo © Antartic Heritage Trust, the lost pictures, Alexander Stevens on the Aurora
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