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  • Anne Van Der Linden

    Anne Van Der Linden

    Artiste peintre et dessinatrice

    www.annevanderlinden.net

    Artension Frédéric Vignale

    Il y a 14 ans

    / Presse

    La puissance tentaculaire des visions médiévales et vaginales d'Anne Van Der Linden

    La photographie est un art bien plus chaste qu'il n'y paraît. La peinture et le dessin sont bel et bien les choses au monde les plus choquantes, les plus immédiates, les vecteurs de la création qui ont la capacité la plus absolue de transgresser, de déranger, de pétrifier les esprits englués dans de petits et retords jugements de valeur, des convenances pathétiques mouillées à l'eau de rose et au consensus mou.

    Bienheureux les artistes qui bousculent les certitudes, qui nous balancent en pleine face leurs univers de beauté et de laideur réunis, cette patte « incopiable » que l'on reconnaît à la moindre esquisse. Les paradis d'Anne Van Der Linden ont leur esthétique propre, leurs codes et leurs récurrents. Ils ne sont ni les errances psychiques d'une folle furieuse, ni les décors d'une tentative révolutionnaire de provocation par le pinceau. Non, ils sont Art, ils ne cherchent ni à plaire ni à déplaire. Ils sont témoignage et réécriture d'un monde intérieur perdu, ou fantasmé d'une irréalité qui ne devient réalité que par la fièvre créatrice.
    J'imagine que certains esprits chagrins, que de minuscules ligues de vertu, que des mouvements d'extrême droite, que des jeunesses ou « vieillardesses » chrétiennes s'offusquent du travail de la brune amie du performer Costes. Celle-là même qui considère la mise en "abîmés" et en projections de son univers avec un naturel déconcertant : « Je suis comme tout le monde : je mange, je prends le métro, je chie. Pour sortir de cette banalité, je peins. » Oui, la peinture ça surgit comme ça dans la vie la plus quotidienne. !
    Sans doute a t'elle reçu quelques lettres anonymes ou menaces verbales pour avoir exposé son regard délirant sur les mondes passés et présents.
    Anne Van Der Linden est née un jour à l'Art pour faire souffrir les contempteurs intolérants et castrateurs non avisés de ses peintures. Pour faire monter le sang et des rougeurs de premier communiant à tous ceux qui n'ont pas réellement compris tous les signifiés et les forces telluriques qui composent et décomposent ses visions sans concession.
    Si AVDL n'est pas foncièrement une artiste militante, ni engagée, ses œuvres le sont pour elle, militent de manière autonome, font leur chemin dans nos consciences, en faisant le siège de notre imaginaire, en tissant des toiles, en s'insinuant sournoisement tel un gros vers de terre dans un univers daté, pluriel, libertaire, hermaphrodite, rappelant des scènes de terreur et de Peste moyenâgeuses qui est une fenêtre ouverte sur l'immonde, l'intime, le visqueux, l'intestinal, le zoophile, un « No Mans land » sans autre règles ou issues.
    Quelle est cette « violence » que l'on condamne sinon celle du montré bien, du dessiné juste, où se situe la véritable cruauté sinon dans la lâcheté de l'acte qui condamnerait, qui censurerait ou vilipenderait une originalité par trop visible ?
    Anne Van Der Linden par de multiples aspects a rendez-vous avec l'historique, dans ses champs lexicaux mis en images, elle décrit la domination, la possession et les déchirures corporelles ou organiques, elle a sa propre langue pour exprimer ce qui ne peut pas se dire autrement que par le pictural, ou si fadement.
    Dans son microcosme d'Apocalypse de l'individu, elle donne rendez-vous aux hommes dans son spectacle coloré et tragi-comique, elle offre un show sanguinolent de phallus, de monstres difformes, des miroirs brisés, des caricatures qui pourraient bien être des portraits réalistes de nos terreurs modernes.

    Frédéric Vignale-Thomas

    La puissance tentaculaire des visions médiévales et vaginales d'Anne Van Der Linden

    La photographie est un art bien plus chaste qu'il n'y paraît. La peinture et le dessin sont bel et bien les choses au monde les plus choquantes, les plus immédiates, les vecteurs de la création qui ont la capacité la plus absolue de transgresser, de déranger, de pétrifier les esprits englués dans de petits et retords jugements de valeur, des convenances pathétiques mouillées à l'eau de rose et au consensus mou.
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  • Anne Van Der Linden

    Anne Van Der Linden

    Artiste peintre et dessinatrice

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    Zombie plage

    Il y a 14 ans

    / Editions

    Zombie plage
    4 eaux-fortes de Anne van der Linden
    numérotées et signées à 30 exemplaires
    15,5 x 12,5 cm
    sous chemise typographiée et boite en carton noir

    éditions Ah Pook 2008
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  • Anne Van Der Linden

    Anne Van Der Linden

    Artiste peintre et dessinatrice

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    Heavy meat

    Il y a 14 ans

    / Editions

    Heavy meat
    Peintures de Anne Van der Linden 1993 - 1995
    texte de June Shenfield
    offset couleur 24 pages 21cm x 21cm
    J.P. Faur éditeur 1995
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  • Anne Van Der Linden

    Anne Van Der Linden

    Artiste peintre et dessinatrice

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    La caverne sentimentale

    Il y a 14 ans

    / Editions

    La caverne sentimentale
    Peintures, dessins, roman photo de Anne Van der Linden
    Textes de Jean Rouzaud, Jean-Louis Costes, June Shenfield
    offset couleur 112 pages 15 X 22 cm

    éditions UDA 2000
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  • Anne Van Der Linden

    Anne Van Der Linden

    Artiste peintre et dessinatrice

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    L'imagier du diable

    Il y a 14 ans

    / Editions

    L'imagier du diable
    Peintures et dessins de Anne van der Linden 2003-2008
    textes de Charles Pennequin et d kelvin
    76 pages couleur 23,5 cm x 15,5 cm

    Editions Ragage 2008
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  • Anne Van Der Linden

    Anne Van Der Linden

    Artiste peintre et dessinatrice

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    Pot-pourri

    Il y a 14 ans

    / Editions

    Pot-pourri
    34 chansons de Costes extraites de ses disques 1986 - 2007
    illustrées par Anne Van der Linden
    + le CDR des chansons
    90 pages couleur - 15,5 X 21 cm
    offset et sérigraphie
    dessins, peintures, photos
    préface de Sophie Diaz
    éditions Le Dernier Cri 2007
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  • Anne Van Der Linden

    Anne Van Der Linden

    Artiste peintre et dessinatrice

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    Dessins

    Il y a 14 ans

    / Editions

    Dessins
    Anthologie des dessins de AVDL
    185 dessins - 1994 à 2007
    préface de Claude Brabant
    "Je veux être ton singe", une nouvelle écrite et ilustrée par Anne van der Linden
    illustrations de presse
    filmographie, bibliographie et biographie complètes
    206 pages - n&b - 21 cm x 28 cm

    Editions de L'Usine 2007
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  • Anne Van Der Linden

    Anne Van Der Linden

    Artiste peintre et dessinatrice

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    Livres

    Il y a 14 ans

    / Dessins

    • 1 - K.or t (o R) T u (R) &
      K.or t (o R) T u (R) &
    • 2 - Viva la merda couverture
      Viva la merda couverture
    • 3 - Sous le signe de Cyber-Cybèle c
      Sous le signe de Cyber-Cybèle c
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  • Anne Van Der Linden

    Anne Van Der Linden

    Artiste peintre et dessinatrice

    www.annevanderlinden.net

    Gravure

    Il y a 14 ans

    / Dessins

    • 1 - La dégantée - 2010
      La dégantée - 2010
    • 2 - P'tite sorcière - 2010
      P'tite sorcière - 2010
    • 3 - Tir aux bébés - 2008
      Tir aux bébés - 2008
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  • Anne Van Der Linden

    Anne Van Der Linden

    Artiste peintre et dessinatrice

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    Musée de l’érotisme - Caroline Langer

    Il y a 14 ans

    / Presse

    Anne van der Linden
    Musée de l’érotisme jusqu’au 31 mars
    Journées portes ouvertes de Saint-Denis le WE du 17/18 mai

    « Je suis comme tout le monde : je mange, je prends le métro, je chie. Pour sortir de cette banalité, je peins. » C’est l’une des premières choses que m’a dite Anne van der Linden avec cette sérénité totale qui semble la caractériser. Aucune revendication ni agression dans son discours : la peinture, c’est son petit frisson à elle. Elle a décidé d’y consacrer sa vie, c’est comme ça, et c’est bien.
    C’est en tous cas un sacré frisson pour nous. On se retrouve dans un imaginaire proche d’un Otto Dix, Rudolf Schlichter : comme ces artistes du courant allemand de la Nouvelle Objectivité, la peinture d’Anne van der Linden est issue d’un réalisme expressionniste aux couleurs tranchées, aux traits simplifiés, privilégiant une fluidité et un impact immédiat pour le spectateur. Impossible de rester impassible face aux personnages tronqués, enchevêtrés dont les chairs se mêlent, se multiplient ou se liquéfient, dans une mise en scène digne de nos cauchemars les plus fous ou les plus lubriques. Violence, domination, tensions sexuelles sont les thèmes récurrents de cette peinture dérangeante.

    Il y a dans son travail l’urgence de dire ses rapports au monde et à l’autre, l’urgence de les décortiquer à l’infini pour en faire ressortir ce qu’ils génèrent de plus profond, de plus sincère et parfois de plus vil. Prêtant son propre corps au monde, Anne van der Linden nous offre ce puissant spectacle de l’être individuel en proie à une altérité indésirée, immergé dans une société dont il est à la fois l’acteur et le public. Ses tableaux et dessins illustrent cet extraordinaire empiètement du dedans et du dehors, sont « le dedans du dehors et le dehors du dedans » pour reprendre la formule de Merleau-Ponty*. A force de subir le monde et cette communauté imposée que forme la société, des rapports se créent, inhumains, artificiels et fumeux. On est ici au cœur des malentendus, à la frontière des exigences, de la réalité et d’une volonté qui tiraillent toutes en sens contraire. Peter Sloterdijk a relevé l’un de ces paradoxes : « nous formons une communauté avec ceux avec qui nous n’avons rien de commun. »*

    Mais chacun est libre de conclure ce qu’il souhaite : encore une fois, pas de volonté de critique de la part d’Anne van der Linden : juste constater, ressentir. C’est un jeune garçon accroupi, léchant l’anus d’une chèvre, ou bien ce petit enfant forcé à manger un gâteau d’anniversaire qui n’est autre qu’un énorme tas de merde dans lequel sont plantées, dégoulinantes, d’affreuses bougies.
    Phallus, excréments, corps déformés, défigurés, meurtres…Ce qui fait dire à certains, non sans humour, qu’Anne ne fait que des bites. Elle répond simplement que c’est son truc. Cela dit, depuis quelques temps, les sujets évoluent vers des violences plus meurtrières, plus sadiques (un tir à bout portant sur des bébés monstrueux et volants, par exemple, tout à fait efficace).
    Jamais de vulgarité pourtant tant les images sont pertinentes. On y retrouve les miroirs de notre enfance, pensées interdites, fantasmes enfouis. Anne veut « y mettre le paquet », et c’est parfaitement réussi.

    Chaque fois repousser les limites de notre censure intérieure, chaque fois, finalement, faire face à nos contradictions de pensant pensé, de voyant vu. Ce n’est pas un hasard si la psychanalyse s’intéresse au travail d’Anne. Tout le monde s’y retrouve. Les drames tragi-comiques qui s’y déroulent s’opèrent dans notre théâtre intérieur.
    L’image, une fois passé le choc, vient sournoisement se dissoudre à l’intérieur de chacun pour lui raconter sa petite histoire personnelle et subjective… C’est le double effet Anne van der Linden ! Parfois très surprenant…

    Deux toiles sont exposées au Musée de l’Erotisme à Paris, à l’occasion d’une exposition collective regroupant photographes, peintres, sculpteurs autour de travaux liés indubitablement à l’érotisme. Quelques pointes d’humour et des installations astucieuses rendent moins pesantes les visites dans ce haut lieu touristique.
    Les journées portes ouvertes de Saint Denis seront le prétexte pour aller rendre directement visite à Anne dans son atelier du bord de Seine, les 17 et 18 mai prochain. Immergées dans son lieu de travail, les toiles se font encore plus loquaces pour notre grand bonheur.

    Caroline Langer

    * Merleau-Ponty, « l’œil et l’Esprit », Folio essais
    * Peter Sloterdijk, « Dans le même bateau », Rivages
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